Il s'agit de faire l'inventaire des difficultés des Mouzillonnais dans leur vie de tous les jours et essayer de prendre leur défense
Décision avant l'été
La future route « devra déranger le moins de riverains possibles »
Élus et associations tenteront de dégager un consensus autour d'un tracé faisant « le moins de mécontents ».
On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. » Patrick Mareschal reprend à son compte le fameux proverbe. Pour le président du Conseil général de la Loire-Atlantique, le dossier de la future liaison structurante Ancenis-Clisson aborde un virage décisif. « Le temps de la décision approche ». Elle ne fera pas plaisir à tout le monde. « C'est une certitude. L'objectif est de faire le moins de mécontents possibles en gardant bien à l'esprit que l'intérêt général doit prévaloir sur la tranquillité individuelle. »
Un discours somme toute classique dans la bouche du chef de file du Département comme dans celles des élus du secteur. Ce qui l'est moins, c'est leur démarche. Qui se veut « plus collective, participative et raisonnée ». Traduction dans les faits : jeudi, à La Regrippière, le Département remettra aux associations concernées par ce projet de route Ancenis-Clisson les éléments complémentaires de l'étude. A savoir un « cahier de contraintes » exhaustif englobant le périmètre des tracés est et ouest déjà connus mais aussi les possibilités de fuseaux plus à l'ouest de Vallet.
Ces éléments permettront de préparer la réunion de concertation prévue le 2 avril en mairie de Mouzillon. Carte des contraintes et enjeux (environnementaux, humains, économiques...) en main, responsables associatifs et élus locaux se retrouveront autour d'une même table. « Pour discuter du meilleur tracé possible. »
Affirmant que la desserte de Castel n'est « pas un élément majeur dans la future prise de décision », Patrick Mareschal se veut ouvert au dialogue. « Prêt à accepter une solution plus longue ou plus chère si elle fait consensus ». Reste que ce consensus relèverait du miracle tant certaines associations défendent, in fine, des intérêts contraires.
Le 2 avril, elles seront aussi entendues par une personnalité indépendante désignée par la Commission nationale du débat public « pour rendre compte de la concertation menée et garantir son bon déroulement sur le plan de l'information et de l'expression de la population ».
Mais à terme, c'est bien le Conseil général qui tranchera. Et vite. « J'aimerais qu'une décision soit prise avant l'été car il n'est pas bon de laisser autant de gens dans l'incertitude », avance Patrick Mareschal. Un « tracé amendable » (ndlr : l'INAO devra donner son accord sur le fuseau, tout comme l'État pour le raccordement avec la RN 249) pourrait ainsi être présenté devant l'assemblée départementale en octobre.
Rémi Certain