Il s'agit de faire l'inventaire des difficultés des Mouzillonnais dans leur vie de tous les jours et essayer de prendre leur défense
Le dynamisme nantais se manifeste dans l'aménagement du cœur de ville, ainsi que dans la volonté de miser sur les secteurs de pointe et les métiers d'avenir.
Si l expression « une ville en marche » est parfois galvaudée, ce n'est pas le cas pour Nantes. Les 576 000 résidents des 24 communes de Nantes Métropole représentent un habitant de la région Pays de la Loire sur cinq. Ils seront 640000 en 2020 selon l'Insee, une croissance forte.
L'évolution urbanistique de la ville est remarquable. Dans les années 60 et 70, sous les mandatures d'André Morice, Nantes s'est développée suivant une logique de pénétrantes, avec des axes routiers convergeant vers le cœur de la ville et la tour de Bretagne. Sous l'ère de Jean-Marc Ayrault, elle tourne autour d'elle-même, comme en témoignent le périphérique et le projet - mené avec le conseil général - d'un super périphérique incluant le futur aéroport.
Aujourd'hui, Nantes descend vers le sud et se réapproprie son centre. C'est toute la politique conduite par la Société d'aménagement de la métropole ouest atlantique (Samoa) sur l'île de Nantes, à la fois si proche (la place de la République est à dix minutes à pied de la place du Commerce) et si lointaine (aucun notable nantais ou cadre supérieur ne va y habiter spontanément). En vingt ans, 250 000 mètres carrés de bureaux et 7 500 logements de plus (on en compte 14 000) y seront développés. Sans oublier la construction de deux ponts sur les bras de la Madeleine et de Pirmil.
Autre exemple de ce dynamisme : l'effort d'adaptation de la main-d'œuvre aux métiers porteurs. On le voit avec l'évolution d'Audencia, l'une des plus grandes écoles françaises de commerce et de management^ dont la promotion 2011 bénéficiera du parrainage de Microsoft. Cette convention englobe une activité pédagogique et un accompagnement technologique, bien dans l'esprit high-tech de la métropole nantaise. Son secteur des biotechnologies, par exemple, compte une quarantaine d'entreprises de pointe, trente structures de recherche et d'enseignement (Institut national de la santé et de la recherche médicale, CNRS, école vétérinaire, Institut national de la recherche agronomique...), et génère la création de cinq entreprises par an en moyenne. L'Expansion passe au scanner les atouts de cette métropole moderne. Gilles Lockhart
L’Expansion, Février 2009