Il s'agit de faire l'inventaire des difficultés des Mouzillonnais dans leur vie de tous les jours et essayer de prendre leur défense
La mobilisation se poursuit. Les membres de l'Association de défense des vallées Est (ADVE) ont manifesté devant l'hôtel de ville de Vallet samedi 12 septembre.

La présence d'un technicien de la Direction des infrastructures du conseil général dans les locaux de la mairie n'était sans doute pas étrangère à cette nouvelle mobilisation. Ce technicien était là dans le cadre de la concertation sur le projet de liaison structurante entre Clisson, Vallet et le Maine-et-Loire.
"Nous voulons la réalisation d'un projet à échelle humaine respectant le cadre de vies des zones traversées", explique le président Alain Esseau. Ce dernier a annoncé qu'il quittait la tête de l'association pour des raisons personnelles.
Aménager l'axe actuel
L'ADVE, qui a reçu le soutien notamment de l'Asim (Association de sauvegarde des intérêts mouzillonnais), milite pour un aménagement de l'axe actuel. C'est-à-dire "une voie de communication et de développement économique de la zone Clisson, Vallet, La Boissière du-Doré conformément à la vocation du conseil général en matière de développement durable". L'association refuse l'étude d'un projet "de voie routière qui développera un trafic de transit national voire international stérile pour l'économie locale".
Sur le plan de la communication, l'ADVE déplore que l'information prévue par le conseil général "n'ait pas été diffusée à tous les résidents concernés par les projets de structurante". Elle regrette que la Concertation gérée par le conseil général "se borne à une information filtrée et réduite au service d'un projet prédéfini".
Les dirigeants de l'association soulignent "qu'ils mettront tout en œuvre pour s'opposer à tout projet impactant de façon irrémédiable le cadre de vie de ses adhérents".
Enfin, pour les responsables de l'ADVE, les estimations du trafic (11 000 à l'est et 22 000 à l'ouest) "minimisent largement les nuisances que subiront les riverains si le projet se réalise. Il semble qu'un trafic entre 35 000 et40 000 véhicules/jour à l'aube de 2025 serait plus réaliste". Et ils interpellent les pouvoirs publics sur le sujet : « Que fait-on de la pollution chimique qui va en découler ? »